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L'Église Anglicane de Grenoble vous invite à une eucharistie en français, "à l'anglicane", tous les premiers dimanche du mois à 19h au Centre Œcuménique St Marc, 6 avenue Malherbe.
Une question ? N'hésitez pas à nous écrire : eglise.anglicane.grenoble@gmail.com Le prochain office aura lieu le dimanche 2 octobre. Le prédicateur sera Stephen. Le culte sera dirigé par Piere Ledent, Pasteur de l'Eglise Evangélique Réformée, Aumônier aux Armées. Pour la prédication de Stephen à la Veillée de Prière du 20 janvier cliquez sur Ce Lien. Notre première série de sermons nous invitera à nous interroger ou à nous réinterroger sur qui est Jésus pour nous. Nous vous proposons donc de venir, même si vous n'êtes pas des pratiquants réguliers, même si vous ne sentez pas de « vrais » chrétiens « convaincus », mais que vous avez simplement la curiosité de connaître un peu mieux Jésus, son message et sa personne, et que vous avez le désir d'ouvrir une porte dans votre vie pour Dieu. Nous vous proposons de venir goûter à nos célébrations et à partager avec nous vos questions, réactions et demandes, pour nous permettre de nous faire avancer. L'office sera suivi d'un moment convivial autour d'une boisson chaude. « Venez et vous verrez » (Jean 1, 39) Cliquez ici pour des Homelies En Francais de notre église Pourquoi un culte anglican francophone à Grenoble ? L'anglicanisme est souvent mal connu en Europe continentale et nous avons tendance à le confondre avec la seule Église d'Angleterre. L’Église d'Angleterre est en réalité l'église « mère » de l'anglicanisme qui rassemble différentes églises nationales se reconnaissant en communion les unes avec les autres. La communion anglicane a aujourd'hui une forte implantation dans de nombreux pays, anglophones ou pas. C'est un christianisme riche, qui tâche d'unir et de vivre à la fois la fidélité à la Tradition et le dynamisme de la Réforme. Actuellement, la majorité des anglicans ne sont pas anglophones, ils sont représentés par plus de 100 langues différentes, et sur 70 millions d’anglicans, on compte 3,5 millions de francophones. Dans notre communauté grenobloise de Saint Marc, la moitié de nos membres n'ont pas l'anglais pour langue natale, et sont d'origines chrétiennes très diverses, d'où l'idée de nous ouvrir aux francophones. Nous souhaitons permettre à nos membres de former une communauté unie dans sa pluralité ethnique et sociale mais aussi dans la diversité de compréhension de sa foi. Ce qui fait notre unité n'est pas en effet un ensemble de dogmes ou un code moral, mais notre prière commune et notre communion dans l'amour du Seigneur Jésus-Christ. Quelle est la foi de l'église anglicane ? L'Église anglicane se proclame « Église chrétienne, catholique et réformée ». Elle se dit catholique parce qu’elle se veut universelle et croit en la succession apostolique (c'est-à-dire que les évêques sont les descendants spirituels des apôtres de Jésus-Christ). Notre église se dit aussi « réformée », car elle adhère aux principes de la Réforme protestante, notamment dans la priorité qu'elle accorde à l'autorité biblique. L’Église anglicane ne se considère pas comme une Église « infaillible », qui dispenserait d'en haut une vérité irréfutable: elle cherche à comprendre les femmes et les hommes d'aujourd'hui, elle se laisse remettre en question en adaptant à la culture moderne sa liturgie et ses enseignements qui sont solidement ancrés dans la Bible et le Credo (Le « Je crois en Dieu »). La Bible et le Credo de l’Église primitive concentrent toute notre foi : nous ne voulons rien y ajouter, ni rien en retirer non plus. Nos célébrations cherchent avant tout à exprimer cette communion (Notre liturgie est exprimée dans ce que nous appelons le « Livre de la prière commune »). En quoi l'église anglicane est-elle en rupture avec Rome ? Rappelons brièvement les raisons historiques de cette rupture avec Rome : Henri VIII n’avait pu obtenir du Pape Clément VII l’annulation de son mariage avec Catherine d’Aragon qui ne lui avait pas donné d’héritier. Épris d'Anne Boleyn qu'il souhaitait épouser et ne pouvant plus attendre, Henry se déclara chef suprême « sur terre » de l'Église d’Angleterre et obtient finalement son annulation de Thomas Cranmer, archevêque de Canterbury. Le schisme entre l'Église d’Angleterre et celle de Rome a été officialisé en 1534. Depuis lors, l'Église d'Angleterre est indépendante de la papauté et se gère de façon autonome. Le fait qu'il n'y ait jamais eu de réelle réconciliation avec la papauté après le décès d'Henri VIII nous donne à penser que, par delà les intérêts personnels d'un souverain, les raisons de cette rupture étaient plus profondes. Elles répondaient à un désir à la fois humain et spirituel, une volonté de comprendre différemment l'Église qui dépassera les frontières de son pays. La rupture ne vient donc pas tant des articles de foi, ni même de la façon de pratiquer le culte : nous croyons que Jésus est réellement présent au moment de l'eucharistie, nous reconnaissons une place importante à la Vierge Marie comme un exemple pour notre vie de chrétien. Notre rupture avec Rome vient de l’autorité reconnue au Pape. En effet, pour les catholiques, celui-ci garde et interprète la foi des chrétiens, il est garant du bon ordre de l'Église. Les anglicans n'ont pas de « pape », son rôle et son autorité sont disséminés parmi les évêques, le clergé et les laïcs. Si nous reconnaissons à l'archevêque de Canterbury une certaine autorité spirituelle, il ne peut imposer aucune décision. En fait, nous croyons en la nécessité de débattre entre nous des orientations et de l'avenir de notre église. Les prêtres ont l'autorisation de se marier et les femmes peuvent elles aussi accéder au ministère sacerdotal. Comment s'organise l’Église anglicane hors de l'Angleterre ? Les anglicans cherchent à résoudre les problèmes de culture nationale en s’adaptant de façon pratique, comme le faisaient les premiers chrétiens. Chaque église ayant son indépendance au point de vue national, ce sont des modes de vies très différents qui se rencontrent. Il arrive donc que les membres du clergé comme les chrétiens pratiquants ne partagent pas certaines décisions et pratiques des églises sœurs. On observe ainsi au sein de l'Église anglicane de nombreux courants de pensée, allant des plus conservateurs aux plus libéraux, et ceci même à l'intérieur des frontières d'un même pays. L'important pour nous n'est pas d'être d'accord sur toutes nos façons de voir, mais de nous accepter les uns les autres, de nous enrichir de ces différences et d'avancer ainsi sur la route de l'amour fraternel et de la connaissance de Dieu. Quelques liens pour en savoir plus... En français : http://montreal.anglican.org/ressources/eglise-anglicane.shtml http://episcopaliensenfrance.info/ En anglais : |
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